“Les mesures erronées causées par le givre ne datent pas d’hier”
Aux palabres inutiles de la semaine dernière, succèdent les hypothèses.
Tout le monde cite ce brave “tube”, un peu à la manière des perroquets, sans réellement chercher ce que ça cache.
Ca mérite d’être creusé ? Une petite google enquête permet d’y voir un peu plus clair.
Mais c’est quoi un tube de Pitot ?
Un tube de Pitot donne des indications sur l’anémométrie, la vitesse du vent et avec des formules mathématiques, on peut en déduire la vitesse de l’avion et la fournir au pilote.
Ces informations sont primordiales en aéronautique.
- L’anémomètre à bord d’un aéronef est avant tout un instrument de pilotage et de sécurité.
- L’anémomètre fournit un repère de valeurs à respecter vis-à-vis de phénomènes dépendant de la grandeur de la vitesse-air (norme du vecteur vitesse) qui peuvent être dangereux pour la sécurité du vol.
C’est dangereux si ça marche pas bien ?
En tout cas c’est identifié comme tel depuis 1996 et 1997 avec les crashes de deux vols aux tubes de Pitot “givrés” (le 301 Birgenair et le Austral Líneas Aéreas 2553)
Et AF 447 dans tout ça ?
Il y a quelques jours, le remplacement de ces pièces ne semblait pas être urgent mais conseillé par le BEA.
Tout s’accélère depuis quelques heures : les pilotes menacent de ne plus voler si les pièces ne sont pas remplacées.
Ils sont les plus lucides d’entre nous et ils ont vraisemblablement peur.
Résultat : Air France assure que les tubes seront changés sur tous les A330-340 dans les 10 jours.
Pourquoi donc les changer ? Effet de communication ou prise de conscience ?
L’enquête le dira…
