Apollo 11 : 40 ans après Aldrin et Armstrong, la NASA aurait-t-elle perdu son ambition ?

“A tous ces hommes qui ont marché sur la tête pour nous décrocher la Lune”

Apollo 11 - Insigne de la missionLa question se pose ! Après avoir posé le pied sur la lune, il met les deux dans le plat : Buzz Aldrin “himself” a des doutes sur la **gniak** actuelle et future de ses ex-potes de la NASA.

Car oui, il faut bien le dire, cet évènement reste un exploit majeur. Mais il commence à prendre la poussière et après avoir élu un président tout beau tout neuf, il serait tant de monter de nouveau au monde qui “c’est les vrais patrons”.

Buzz Aldrin et ses amis cowboys de l’espace (ie. les anciens d’Apollo)  ne mâchent pas leurs mots :

“retourner sur la Lune : c’est un réchauffé glorifié de ce qu’on a fait il y a 40 ans”

“Les fruits de l’investissement dans le programme Apollo, qui a emmené l’homme sur la Lune, ont été énormes, ce qui ne sera sans doute pas le cas des 100 milliards de dollars dépensés pour l’ISS.”

Rendez-vous compte pour l’époque…

Il faut se rendre à l’évidence, il n’y a tout de même pas beaucoup de boulot où :

  • on part un beau matin au sommet d’une fusée  pour se faire gentiment catapulter en orbite autour de la terre
  • on flotte dans l’espace pendant 102 heures 45 minutes
  • on tente de se poser sur la Lune aux commandes d’une “cabine de douche volante” :  le Module Lunaire baptisé “Eagle” pesait 14tonnes pour 4 mètres de diamètre
  • on se balade 2h30 sur le sol sunaire, on prend quelques photos et quelques caillous, on fait quelques sauts de cabri
  • on revient sur Terre après une chute vertigineuse dans la mer

Buzz Aldrin - Empreinte

Le tout en direct à la télé et avec “CapCom… me recevez-vous ?!?” comme seul ami !  Tout ça évidemment si tout se déroule comme prévu :-( Car, même à la NASA, on peut pas tout prévoir !

Oui, l’alunissage dans la “mer de la tranquilité” (rien que le nom nous amuse) était à la limite de la cascade intersidérale.

L’ordinateur de 36Ko de mémoire morte a “planté” et “rebooté” à 500 mètres du sol : soit moins de 20 secondes avant de toucher la Lune.  Vous confieriez le pilotage de votre voiture à une Nintendo GameBoy vous ? Eux si :-D

Neil Armstrong est donc obligé de poser l’engin lui même avec un peu moins de 30 secondes de carburant. Autant dire la mort au bout des doigts : la première station-service étant à 384.000 kilomètres de là !

Le nouveau challenge est donc taille…

C’est pas en retournant sur la Lune, ni en construisant un loft géant (certes en orbite) où les urines sont consommables que les USA vont entretenir cette aura solidement construite au cours des missions Apollo : des braves on vous dit !

Buzz Aldrin - Dans sa combinaison sur la lune

Les accidents de Challenger en 1986 et de Columbia  en 2008 semblent ébranler l’avenir des navettes américaines. Elles cesseront leur activité dès la fin de construction de l’ISS (International Space Station). Les services russes seront ensuite payés pour réaliser le transport des personnes.

Et 150 milliards pour pas grand chose, diront certains…

Une base lunaire avant Mars….et avant 2030 ?

Cette base devait être construite l’horizon 2010 et devait constituer une étape pour la conquête humaine de Mars.

Le programme “Constellation” initié par G.W Bush avait tablé sur l’installation d’une base lunaire durable à l’horizon 2020.

Oui mais voilà : nouveau contexte, nouveau président, nouvelles priorités…les temps changent et le temps tourne…

La NASA aurait-elle perdu les moyens de ses ambitions ?

  • Google Bookmarks
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • email
  • Wikio FR

Still quiet here.sas

Leave a Response