Internet aurait-t-il vendu son âme au buzz ?

Opte ProjectInternet avait la vocation très louable de sécuriser les centres névralgiques d’information et d’en assurer un partage efficace au plus grand nombre.
Cette vidéo explique très bien cette idée en partie militaire (sécurisation des données) et en partie universitaire (pour le partage du savoir).

A l’époque tout était plus simple ! Assez peu de sources de contenu, des sources institutionnelles, quelques outils de recherche. Assez peu d’internautes aussi…
Tout allait doucement, les sites étaient moches mais présentaient “généralement” du contenu de qualité.

L’innovation aidant, les outils sont devenus de plus en plus performants et accessibles.
Les barrières à l’entrée sont tombées : la technique n’est désormais plus un problème.
N’importe quel béotien du HTML ou autre PHP, peut ouvrir un blog en quelques minutes.

Une tribune ouverte sur Internet ? Oui  ! Mais pour quoi faire ?

  • C’est quoi le nom de ton blog ?
  • T’as un twitter que je te follow ?
  • Tu veux bien être mon ami Facebook ?

Mieux vaut répondre “oui” aux trois questions ci-dessus à moins de passer pour un hasbeen.
Faire sa place sur la toile et, si possible, une bonne, est devenu un élément important pour briller dans les diners en ville.

L’occupation de l’espace est devenu essentiel et tous les coups sont permis. “Voler” du contenu chez les petits copains pour amasser les bons mots-clés au bon moment est un sport très prisé.
Des outils automatisés ont même été crées pour l’occasion, certains pompeusement nommés “outils de syndication”.

Il n’est pas question là de faire des bon mots mais d’utiliser les bons mots ! Google étant assez peu réceptif à l’humour, c’est un robot comptable pas un robot philosophe.

Avant, les mots étaient proposés à l’internaute par paragraphe, eux-mêmes regroupés en livres ou en pages : un récit quoi !
Aujourd’hui, le mot est loué quotidiennement (adwords) au plus offrant : un seul objectif la première page dans Google.
“Buzziness is buzziness”, Google est un robot pressé et au delà de 300 caractères, il a des indigestions : chacun ses maux !
Priorité à l’efficacité : peu de mots,des titres, un lien, une vidéo et c’est le buzz !

Les nombre de visiteurs uniques (les “V.U”), de followers sur Twitter,  ou d’amis Facebook sont devenus les indicateurs de référence pour se batir une solide e-reputation.

D’accord pour la quantité mais la qualité dans tout ça ?

Internet est un glouton. Toutes les secondes, les candidats à l’eldorado sont légion et l’espace ne semble pas limité.
Les statistiques en la matière sont rares et on leur prête la fiabilité que l’on souhaite.
Ce widget nous propose une simulation de la vitesse d’expansion d’internet.

Près d’un million de nouveaux billets de blog en une journée mais combien d’informations pertinentes dans le lot ?
Les outils de recherche fournis par les boursiers du Bescherelle ont-ils atteint leurs limites ?

Oui et seul son réseau est fiable et pertinent semble avancer Facebook.
Ce qui compte, ce n’est plus le placement du mot dans une liste établie par un robot, c’est ce qu’en pense votre réseau.

Les humains contre les robots : Facebook déclare la guerre sémantique à Google ! OpenGraph deviendra-t-il un GoogleKiller ?
Le New York Times parlait déjà dès décembre 2006 de ce moteur sémantique. IBM, Google, la NSA et la CIA sont officiellement sur le coup : la bataille risque d’être rude.

Google et la NSA ? Ceci fera probablement l’objet d’un billet futur.

Vos avis, remarques,critiques sont évidemment les bienvenus, usez et abusez des commentaires.

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Still quiet here.sas

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